Une conférence très riche en informations, animée par une experte du Syndicat de Lutte contre les Moustiques (SLM 67) autour du moustique-tigre, a eu lieu au Trait-d'Union le 5 octobre.
La démoustication ciblée est une intervention exceptionnelle menée uniquement par les autorités sanitaires. Son objectif : stopper la transmission d’une maladie virale transmise par les moustiques tigres, comme la dengue ou le chikungunya lorsqu’un cas humain est signalé par un professionnel de santé
Une opération discrète… mais pas anodine ! 
Le produit utilisé est le deltaméthrine, qui présente une toxicité aiguë par ingestion et par inhalation, ainsi qu'une forte dangerosité pour l'environnement.
Une solution ponctuelle... mais pas durable !
Ce type d’opération ne tue pas les œufs ni les larves. Résultat : une nouvelle génération de moustiques adultes peut émerger juste après… mais sans virus, car la chaîne de transmission aura été brisée.
C’est pourquoi ce type de traitement ne peut remplacer les actions de fond de suppression des gîtes larvaires. Pour cela, il ne faut laisser aucun point d'eau stagnante.Le moustique va à la surface de l'eau pour respirer et descend au fond de l'eau pour aller chercher à manger. Donc, il n'y a pas de risque avec une piscine qui contient du chlore par exemple, et qui est trop profonde pour un moustique. En revanche, ce sont les coupelles sous des pots de fleurs, une gouttière bouchée, une bâche plastique qui retiendrait un peu d'eau et même un petit bouchon de bouteille qui se remplit d'un peu d'eau. Tous peuvent être des gîtes larvaires qui sont toujours sur des surfaces verticales et artificielles. Ceux-ci se trouvent à 87% dans les jardins privés.
Les hirondelles ne sont pas des prédateurs car elles volent trop haut. Le moustique-tigre vole à 1m50 de hauteur maximum. Les chauves-souris non plus car elles sont actives de nuit et le moustique-tigre est un insecte diurne.

